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Lumane Casimir © haiticulture.ch

Nous sommes tous conscients de l’importance de la musique dans la culture haïtienne et  nous devons lutter pour que cet héritage ne soit pas jeter aux oubliettes. Beaucoup de grands hommes et femmes ont contribué à l’émancipation de la musique haïtienne. De grands musiciens ont marqué par une pierre blanche leur passage dans ce bel art; des artistes qui nous faisaient danser jadis. Comme le fondateur du compas, Nemours Jean baptiste ou Weber Sicot, Raoul Guillaume, Dodofe Legros, Joël Trouillot,  Ansy Desrose, sans oublier quelques femmes comme: Martha Jean Claude, Emerantes de Paradins, qui elles aussi faisaient la fierté de notre musique à travers les âges.

Ainsi, dans ce même ordre d’idée, il est important de saluer la mémoire d’une grande femme, qui, autrefois faisait l’éclat de la musique haïtienne, Lumane Casimir, injustement oubliée de nos jours.

Petite histoire sur Lumane Casimir Lumane

Lumane est née aux Gonaïves en 1914, femme avec la voix impeccable faite de fragilité et de charme malicieux comme étant la meilleure spécialiste en chant folklorique. Lumane fut également la première femme à s’accompagner d’une guitare.
 

Mais toutefois, la vie de Lumane n’était pas trop facile. Le passage la chanteuse dans la musique haïtienne semble, tout compte fait, n’avoir été que de très courte durée. Comme en témoignent certains historiens, Lumane serait morte en 1953 mais sa disparition est tout aussi floue que son enfance. Certains portent à croire qu’elle aurait succombé à un excès d’alcool. D’autres soutiennent qu’elle serait terrassée par la tuberculose dans un état d’abandon dans une petite maison dans le quartier de « Fo Senklè » (Port-au-Prince) à fleur de l’âge.

A ce jour, les causes réelles de son décès restent énigmatiques, ce qui est sûr, c’est qu’elle avait énormément de talent mais elle n’avait pas connu le bonheur pour autant, que ce soit dans sa carrière d’artiste ou dans sa vie privée. En tout cas, elle marquera à jamais les annales de la chanson haïtienne.

Elle nous a laissé cinq chansons qu’on peut écouter avec bonheur en dépit de cette sonorité discordante propre aux vieux disques gravés en 78 tours.

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