Navigation Menu
Raquel Pélissier «Tout ce que je suis, c’est parce que je suis haïtienne»

Raquel Pélissier «Tout ce que je suis, c’est parce que je suis haïtienne»

in Culture

Pour Raquel Pélissier, Miss Universe, c’est le meilleur tremplin qu’elle a perçu pour donner des ailes à un rêve longtemps caressé, celui de représenter Haïti. « Tout ce que je suis, c’est parce que je suis haïtienne. Je suis Haïti, j’y suis née, j’y ai vécu. Mon pays m’a tout donné. C’est donc naturel que je le lui rende, que je représente ses femmes », confie-t-elle.

Miss Univers, ? Ses parents ne partageaient pas l’idée. Au départ, ils y voyaient, par manque d’informations, un show déluré de filles déambulant en bikini. Leur fille n’étant pas du genre à abandonner arrive à les persuader du contraire… et elle a bénéficié de leur soutien du début à la fin de l’aventure. Le concours a été pour la jeune femme une immersion dans un monde auquel elle n’est pas tout à fait habituée. « J’ai fait un peu de mannequinat mais pas dans un monde où la ponctualité est de rigueur. A Miss Haïti, il y a toujours des caméras, tu dois toujours être belle sur tes talons, il faut se lever parfois de très tôt. J’ai dû consentir de tels sacrifices et j’ai découvert que je suis une femme déterminée à poursuivre ses rêves ; c’est la preuve que rien ne peut m’arrêter sur la trajectoire d’un but fixé », conte la miss. Raquel est diplômée en optométrie en 2015. Elle est en train de faire une maîtrise dans le domaine à la Universidad Complutense de Madrid.

Elle devra bientôt travailler au sein d’un cluster dans un projet d’expérimentation sur les rats sur la régénération du nerf optique à dessein de faire retrouver la vue à des personnes souffrant de cécité. Miss Haïti 2016 chérit comme cause la valorisation du savoir-vivre, du savoir-être. Des valeurs inculquées depuis son enfance qu’elle souhaitait toujours partager avec les autres. C’est une cause qu’elle semble hériter dans ses gènes puisqu’elle est la fille de Magaly Pélissier, plus connue sous le nom de Galy, la chroniqueuse de la rubrique  »Dis-moi comment recevoir » dans Ticket. « Le respect de soi, le respect des autres, la ponctualité sont des valeurs qui manquent de nos jours chez nous. Je suggère qu’on revienne avec des heures de civisme dans le cursus scolaire dès les premières années. Je veux participer dans la guerre contre l’insalubrité également », confie la jeune femme. Avec le support du comité de Miss Haïti, Raquel compte passer dans les écoles pour entretenir les écoliers sur ces sujets-là. 69 kilos pour 1,81 mètre, Miss Haïti Univers 2016 dit n’être soumise à aucun régime particulier. Manger sain, c’est plutôt un réflexe pour elle afin d’éviter le plus possible les maladies. Miss Univers, c’est pour fin janvier 2017 aux Philippines. Tout de suite après son couronnement de samedi, elle doit se préparer pour Miss Reina Hispano-Americana en Bolivie en septembre. Ce n’est pas depuis son couronnement que la vie de la Miss a changé. Ce  »chamboulement » remonte à son inscription au concours, selon Raquel. « J’ai tout suite compris que je ne pouvais plus être celle que j’étais jusque-là, dit-elle. Je sais qu’en plus de mes amis et de ma famille, d’autres gens avaient certaines attentes, que je gagne ou pas ! » Gênée par la popularité que ça lui procure ? Pas du tout. Au contraire mademoiselle confie en éprouver du bonheur. Miss Haïti est un de ses objectifs atteints cette année ! Egalement Miss Populaire, une victoire qui ne l’a pas surprise. « Sur les réseaux sociaux, je constatais que beaucoup de mes compatriotes me supportaient. Cela m’a fait chaud au cœur et j’en suis très reconnaissante », confie la miss. Ses camarades d’université l’ont aussi supportée. La direction de l’établissement également ne voyait point d’inconvénient à sa participation à Miss Haïti. Raquel révèle que son tuteur de recherche, une fois informé de son désir de participer au concours, l’a encouragée à mettre les études entre parenthèses pour se consacrer à la compétition ! Le message de Miss Haïti à l’endroit des jeunes ? « Faites de l’éducation votre priorité car en dépendent votre avenir et celui du pays. Pour faire mienne une parole de Nelson Mandela, c’est l’arme la plus puissante pour faire développer un pays. C’est la porte du succès, Pensez-y tous les jours. » Hey, les gars ! Raquel Pélissier est un cœur à prendre. Pas de petit ami ni d’engagement en vue… du moins pas pour tout de suite.

Source